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Dans la yesterday’s post, j’ai mentionné que je viens de commencer un cours sur le deuil. Le cours s’appelle Writing Your Grief (Écrire notre deuil). Chaque jour, nous recevons un e-mail avec une invitation qui nous encourage à explorer un aspect de notre deuil.
Aujourd'hui, est le jour #3. Jusqu'à présent, je n'ai partagé aucune de mes réponses avec le public, mais je décide de partager celle-ci. Sans entrer dans les détails, le sujet d’aujourd’hui est de savoir comment vivons-nous dans un paysage qui a changé (je vivais dans la forêt, maintenant je vis dans le désert).
Here’s my story that makes an allusion to today’s prompt. For the ones who didn’t know Zackaël, I just want to mention that jumping was Zackaël’s favorite activity.

Comment vivez-vous dans un paysage si profondément changé?
Nous vivions dans une forêt tropicale. Carl, Maxandre, Zackaël, Adélie et moi avions même construit une petite cabane dans les arbres.
Chaque jour, la richesse de la forêt nous faisait découvrir la vie. La diversité des plantes et des animaux nous faisait vivre des expériences complètement différentes. Nous étions tellement bien entourés. Nous nous réveillions au bruit des oiseaux et comptions les papillons qui venaient à nous.
Dans la forêt, l’air était pur et frais. Après la pluie, il y avait toujours du beau temps. L’alternance entre la pluie et le soleil apportait la variété dans nos activités.
Dans le reflet des gouttes de pluie sur les feuilles, nous y voyions notre joie de vivre.
D’arbre en arbre, nous accrochions des cordes et rebondissions chacun à notre tour. Notre petit Zackaël, habile comme il a toujours été, culbutait dans les airs pour se balancer avec aisance entre les arbres. La pure joie!
Maxandre et Zackaël agrippaient leur petite sœur avec eux et les trois s’élançaient avec un grand élan.
D'un blanc éclatant, les beaux gros nuages nous permettaient de sauter dessus jusqu’au ciel. Quel plaisir! Notre petit athlète Zackaël s’amusait à faire de belles pirouettes.
Le vert des arbres, la couleur favorite de Zackaël était d’un vert riche qui allait au-delà de la nature.
Cependant, le 17 novembre 2019, sans aucun avertissement, nous avons été déportés dans un désert. Nous ne savons pas vraiment comment cela s’est passé. Ce jour-là, nous ne pouvions plus voir la forêt.
À partir de ce jour, nous savions que nous étions dans le désert.
Au début, le vent soufflait très fort, on aurait dit une tempête de sable. Le vent emportait les fines particules de sable et de poussière qui rentraient dans nos yeux. Nous avions de la misère à voir devant.
After the storm, we gradually come to the realization that Zackaël is gone forever. He won’t come back. As much as he loved to jump up high in the sky, he has now reached heaven. The sky has no more clouds. Our Zackaël can no longer jump; his last jump was so high that he went to join the stars.
Il n’y a plus de cabane pour nous protéger, nous n’avons que l’un de l’autre. Nous étions cinq, mais maintenant nous sommes quatre. Seuls les quatre d'entre nous sont coincés dans ce désert.
La pluie de la forêt est maintenant transformée en larmes. La chaleur intense du désert ne fait que sécher nos larmes aussitôt qu’elles coulent sur nos joues.
Dépourvu de végétation et inhospitalier, la vie n’y est presque plus; seulement un petit cactus ici et là. Attention, n’y touche pas, ils sont pleins d’épines.
Maxandre est allongé sur le sable. Il est essoufflé et regarde le ciel pour tenter de voir son frère. Mais le soleil est trop aveuglant et Maxandre regarde ailleurs.
Maxandre’s gaze is turned therefore towards little Adélie. His little sister was injured by a 1,100 pounds beast. Despite her small size, Adélie is strong. She encourages us with her beautiful smile to continue the long course.
Carl et moi essayons tant bien que mal de monter notre propre chameau. Je suis frêle et je n’ai pas d’énergie, mais je fais de mon possible pour que le chameau avance. Deux chameaux qui déambulent lentement mais sûrement.
Nous tentons de remonter Maxandre sur le chameau que je conduis. Maxandre doit s’agripper à moi. Nous nous supportons l’un et l’autre.
On the other camel, Carl carries Adélie in his arms. Carl is already tired. It’s difficult to navigate with all this weight and only a free hand.
We don’t know where the camels will take us. We have been wandering into the unknown for ages. The days are alike. Every day, the heat is oppressive and heavy.
The humpbacks of the camels are indescribably uncomfortable. Several times a day, we imagined letting ourselves fall full on our stomachs in the sand, to let ourselves languish. But the sun is too strong and will scorch us. We don’t have that time.
Nous gardons espoir et s’efforçons de garder l’équilibre. Les chutes sont dangereuses et il faut tenir bon. Le sable est profond et il faut faire attention pour ne pas couler.
À chaque jour, nous parcourons des kilomètres. Le paysage est sèche et toujours le même. On n’y voit pas de fin.
Pourquoi sommes-nous seuls dans cette grande souffrance? Qu’avons-nous fait pour être transférés ici? Quand serons-nous transférés de ce désert pour retrouver notre forêt?
In the distance, we finally see a valley. Let’s go and get some rest. Maybe we will find an oasis?
C’est tout pour l’instant!
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