"Ces photos sont seulement pour les gens qui en ont de besoin" Chrissy Teigen


Le 27 octobre dernier, par l’entremise d’une lettre ouverte, la mannequin Chrissy Teigen s’exprimait qu’elle se fichait de ceux qui n’ont pas apprécié ses photos publiées suite à la perte de son bébé. On se rappelle que le 1ier octobre, Chrissy publiait des photos bouleversantes peu après sa fausse couche, certaines enlaçant le bébé mort-né, aux côtés de son mari John Legend. Les photos n’ont pas fait l’objet de l’unanimité. Chrissy s’est fait critiquée et harcelée en ligne. Quelques semaines plus tard, Chrissy a répliqué:

« Je ne peux pas exprimer à quel point je me fiche que vous détestiez les photos. Je me soucie peu que ce soit quelque chose que vous n’auriez pas fait. Je l’ai vécu, j’ai choisi de le faire, et plus que tout, ces photos ne sont destinées à personne à part à celles qui ont vécu cela ou qui sont assez curieuses pour se demander à quoi ressemble quelque chose comme ça. Ces photos ne sont que pour les personnes qui en ont besoin. Ce que pensent les autres ne m’importe pas. »

Source: Instagram, chrissyteigen
Source: Instagram, chrissyteigen

Je suis 100% d’accord avec Chrissy. Les gens qui détestent les photos ne sont pas obligés de les regarder. Ce que je voudrais dire à ces gens:

« Si ça l’adonne que tu « tombes dessus » la photo, fais juste passer à autre chose. Combien de temps ça va te prendre pour sauter la publication, une seconde? Une seconde, c’est rien… ça n’aura certainement pas d’impact sur toi juste parce que la photo te déplaît. Par contre, pense aux bienfaits qu’une telle publication pourrait apporter à d’autres. À toutes celles qui ont eu des fausses couches et à ceux et celles qui ont perdu leur bébé? »


L’actrice Kate Beckinsale est venue à la défense de Chrissy sur Instagram en dévoilant elle-même sa fausse-couche. Elle affirme qu’elle s’est effondrée à l’intérieur et que ça peut devenir une période très solitaire pendant laquelle on se remet en question.

source: Instagram, allontheboard @katebeckinsale

Dans une publication précédente, je fais référence aux groupes de soutien virtuels offrant aux endeuillés de partager sans peur d’être jugés. Ces groupes sont souvent privés, dans le sens que seuls les endeuillés y sont acceptés. Les pages Facebook ou Instagram tant qu’à elles permettent une autre dimension, le partage avec d’autres personnes. Ceci comprend l’échange de souvenirs, des hommages virtuels, le partage d’émotions, etc. Des études indiquent que tous ces types d’échanges peuvent contribuer à réduire la douleur que l’on ressent après la perte d’un proche. Moi-même je peux le confirmer. Et les bienfaits ne sont pas nécessairement pour seulement celui ou celle qui publie, les lecteurs en ressentent également plusieurs.

On se rappelle en 2018, lorsque Melinda Karlsson (la femme du joueur de hockey Erik Karlsson) a perdu son bébé (mort-né). Sur Instagram, d’autres familles ont partagé leur peine et leur expérience, et ont offert leur soutien à la famille Karlsson. Tous ces gens se sont certainement sentis moins seuls dans leur peine, et avaient désormais l’opportunité d’aider une autre famille.

Par contre, avec toute publication, même durant une tragédie où les personnes concernées ne méritent que de l’empathie, les monstres du web peuvent faire surface. Voici ce que Sandydandy45 écrivit en réponse à Melinda sur la perte de son bébé : «Je me sens mal pour le bébé, il n’avait aucune chance avec Melinda qui ingérait des pilules antidouleur chaque jour», a écrit sandydandy45. La réponse de Karlsson laissait entendre qu’il ne s’agissait pas du premier commentaire du genre qu’ils recevaient. Selon Karlsson, ils étaient harcelés par la conjointe du co-équipier Mike Hoffman.

La réponse de Karlsson laissait entendre qu’il ne s’agissait pas du premier commentaire du genre qu’ils recevaient.

« Comment oses-tu? », a répliqué Karlsson. « Tu crées des faux comptes et achètes des comptes piratés depuis des mois pour nous harceler, moi et ma femme, mais tu viens encore de te dépasser. Tu es une personne dégoûtante. »

C’est grand temps qu’on enlève le tabou des fausses couches, des morts nés et du deuil. C’est le temps qu’on arrête d’avoir honte de nos difficultés. Il y a peu de bienfaits à garder nos émotions en dedans.

Et vous, préférez-vous voir des publications avec substance qui montent les vraies affaires, les vrais problèmes et le vrai monde avec lesquels on peut s’associer d’une certaine façon? Ou préférez-vous voir des publications avec des gens qui ne montent que leur bon côté, des publications souvent exagérées et même parfois fausses?




C’est tout pour l’instant! La prochaine publication se portera sur mémorial de la route..

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6 commentaires

  1. Je suis d’accords qu’il est important de véhiculer et de parler des moments difficiles, tout comme les beaux moments. On reste trop souvent à l’abris des émotions négatives ou des périodes difficiles qu’on oublis qu’on est juste humain. Le chagrin, la tristesse, la dépression, ou un sentiment d’infériorité peuvent seulement être sentit si l’on se laisse le vivre. Pourquoi donc pas le partager pour aider ceux qui traversent aussi le même passage de vie.
    Ça vient aussi aider à plus apprécier les petits moments de la vie. La joie, l’euphorie, la découverte des petites choses.

    1. merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis d’accord avec ce que tu as écrit. Les bons moments de la vie reviendront plus facilement si on est capable de se libérer des émotions négatives et d’en parler.

  2. Il est intéressant de lire tes explications et tes commentaires. Je suis bien d’accord que les médias sociaux ont leur bienfaits. Malheureusement, certaines personnes manquent de jugement lorsqu’elles expriment une opinion. C’est triste de savoir que trop souvent l’intention est méchante. À ce moment-là, ce n’est pas un manque de jugement mais un manque de respect et d’empathie qui peut laisser de graves blessures.

  3. In today’s world, showing the hard/difficult/sad side of situations is important, yet it is often quickly critiqued to no end. The world is not always full of happiness and being able to express so without fear of attack or dismissal is just as important as sharing the great times. We all have a lot to learn and share with others. In doing so, we are making the world a better place!

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